Paris-Nice : L’Allemand Schachmann, dernier vainqueur avant que le cyclisme à son tour n’appuie sur pause

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La dernière pour Maximilian Schachmann, avant la mise en sommeil du cyclisme. Le champion d’Allemagne a remporté Paris-Nice, qui s’est conclu par le succès d’étape du Colombien Nairo Quintana, samedi 14 mars dans la station de La Colmiane (Alpes-Maritimes), un jour plus tôt que prévu en raison de la pandémie provoquée par le coronavirus.

Avant que le peloton international observe une pause d’une durée encore inconnue, Quintana (Arkea-Samsic) s’est offert une victoire de prestige, en solitaire, dans la 7e étape, pour la seule arrivée au sommet de l’épreuve. « Sans sa chute de lundi (dans la 2e étape), il gagnait Paris-Nice », a affirmé son patron de son équipe, Emmanuel Hubert, au vu de la performance de sa recrue colombienne, 31 ans, impressionnant dans l’attaque imparable portée à 4 kilomètres de l’arrivée.

Au classement final, Schachmann, maillot jaune depuis la première étape, a battu le Belge Tiesj Benoot de 18 secondes et le Colombien Sergio Higuita de 59 secondes. L’Italien Vincenzo Nibali a pris la 4e place devant Thibaut Pinot, qui est monté en puissance au cours de la semaine et prend la troisième place de l’ultime étape. « Le bilan de ce Paris-Nice est satisfaisant. J’aurais signé au départ pour cette cinquième place, compte tenu des mauvaises sensations que j’avais au Tour du Haut-Var », a analysé le Français, grand animateur du Tour de France 2019.

Maximilian Schachmann, 26 ans, a dû se battre jusqu’au bout pour limiter l’écart sur son dauphin, passé à l’attaque dans les 1 500 derniers mètres, finalement un peu trop tardivement. Il remporte la première grande course par étapes de sa carrière. Schachmann est le cinquième coureur allemand à inscrire son nom au palmarès de « la course au soleil » après Rolf Wolfshohl, Andreas Klöden, Jörg Jäksche et Tony Martin, le dernier à s’être imposé en 2011.

La dernière étape, entre Nice et La Colmiane (166,5 km), a été longtemps animée par une échappée de six coureurs (De Gendt, Alaphilippe, Edet, Paret-Peintre, Bettiol, Pérez). Le Belge Thomas De Gendt a pris les devants au pied de l’ascension finale, avant les 15 derniers kilomètres avant d’être débordé à trois kilomètres de l’arrivée.

Pause indéterminée
Course de huit jours, Paris-Nice a finalement été réduit d’une étape. L’arrivée et le départ des étapes depuis lundi se sont faits sans spectateur. Des équipes ont abandonné en cours de route, comme Bahreïn-McLaren, dont les coureurs sont de six nationalités différentes, qui n’a pas pris le départ vendredi ou Israel-Start-up Nation qui ne s’est pas présentée samedi.

Pour tous, c’est maintenant le temps de l’arrêt, une pause forcée que Rudy Molard (7e et deuxième Français au classement général) compare à la coupure traditionnelle du mois de mai, sans connaître toutefois sa durée. « C’est pareil pour tout le monde », relativise Thibaut Pinot. Mais le Français souligne les différences d’un coureur à l’autre : « J’ai fait un bloc de travail depuis la mi-janvier avec le stage en altitude et les courses. Pour ceux qui n’ont pas beaucoup couru, c’est plus pénalisant. » Avant de poser la question qui taraude tout un chacun : « Il faut voir combien de temps ça va durer. »

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