Face au choix de “devenir fou”, les écoles d’orthophonie sont réformées

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Un concours est une compétition en vue d’octroyer « un titre, un prix, une place aux meilleurs concurrents », selon le dictionnaire Larousse. Curieusement, la définition ne sied pas à ceux qui permettent d’entrer dans les écoles d’orthophonie, devenus des moulinettes à broyer les vocations. La réforme de l’accès à ces écoles est une urgence depuis plusieurs années : le gouvernement prévoit en 2020 une refonte du système étalée sur deux ans.

« Il y a aujourd’hui une telle distorsion entre le nombre de places et le nombre de candidats que la sélection est devenue démentielle », reconnaît Fréderic Pasquet, président des centres de formation universitaire en orthophonie. A la rentrée 2019, seulement 3 % des candidats (qui sont très majoritairement des candidates) ont obtenu une des 950 places ouvertes dans l’un des établissements disséminés dans toute la France. Sur la ligne de départ du marathon, 50 % des candidats sont titulaires d’un bac S, 30 % d’un bac L, les autres ont décroché un bac ES ou sciences et techniques médico-sociales.
Dans le système actuel, le concours « ne cherche pas à sélectionner les postulants les plus compétents, mais à éliminer du monde », regrette Gaëlle Lancelle-Chollier, vice-présidente de la Fédération nationale des orthophonistes (FNO) chargée de l’accès à la vie professionnelle.

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